Les hommes célèbres

  • Robert de FLERS (1872 - 1927)

    Il y a 71 ans, le 30 juillet 1927, mourait Robert de FLERS. Il était né le 25 novembre 1872 à Pont-l’Evêque, où son père était Sous-Préfet. Sa mère, Marguerite de ROZIERE, était la fille d’Eugène de ROZIERE, Sénateur de la Lozère et Membre de l’Institut. Il passa une partie de sa jeunesse à Paris chez sa grand-mère, Madame de ROZIERE ; c’est ainsi qu’il fit ses études à l’Ecole Fénelon.

    Le 22 juin 1901, il épousa Geneviève SARDOU, fille de Victorien SARDOU, auteur dramatique, Membre de l’Académie Française. Ce mariage lui ouvrit les portes du théâtre, le comblant de ses vœux.   Ses premières pièces furent écrites en collaboration avec Gaston Arman de CAILLAVET : « Les Travaux d’Hercule », « L’Ange du Foyer », « L’Ane de Buridan », « La Belle Aventure » (avec Etienne RAY), « Le Sire de Vergy » (musique de Claude TERRASSE). Puis, ce fut le triptyque fameux que consacra le Théâtre des Variétés : « Le Bois Sacré », « L’Habit Vert » et « Le Roi » (avec un troisième collaborateur Emmanuel ARENE).
    Pendant la guerre de 1914-1918, Robert de FLERS fût envoyé en 1916 à Bucarest dans les services de renseignements, quelques temps avant l’entrée en guerre de la Roumanie, comme Chargé d’Affaires. C’est ainsi qu’en 1917, il rejoignit son poste à travers la Russie où le bolchevisme et l’occupation allemande faisaient rage. Après la guerre, CAILLAVET étant mort, il écrit en collaboration avec Francis de CROISSET : « Le Retour », « Les Vignes du Seigneur », « Ciboulette » (musique de Reynaldo HAHN).

    Après avoir été élu Conseiller Général de la Lozère dans le Canton du Malzieu, avoir présidé le Cercle des Escholiers, la Société des Auteurs, assuré la direction littéraire du « Figaro », donné plusieurs conférences aux Annales et s’être gentiment moqué de l’Académie Française, celle-ci le rendit « Immortel » le 16 juin 1921. Il fut reçu par Monsieur René DOUMIC, au fauteuil du Marquis de SEGUR.

  • Vice amiral Jacques CHOUPIN (1924 - 2002)

    Officier de marine, commandant de la base aéronavale Landivisiau, commandant du porte-avions Foch, commandant de la zone maritime de l’Océan Pacifique, commandeur de la Légion d’Honneur, croix de Guerre T.O.E

    Enfant de la Lozère, l’Amiral Jacques Choupin aimait la terre et la maison de ses ancêtres. Il n’en ressentit pas moins l’appel de l’océan et des airs. Pilote de chasse, combattant de la guerre d’Indochine, il connut une carrière passionnante et c’est en Margeride loin des missiles et des états-majors, qu’il aimait retrouver le calme et la sérénité. Il repose aujourd’hui dans le cimetière du Malzieu.

  • Eugène Thomas Louis Marie de ROZIERE (1820 - 1896)

    Professeur à l’Ecole des Chartes, inspecteur général des archives de France, professeur au collège de France, Maire – Conseiller Général du Malzieu, sénéteur de la Lozère, officier de la légion d’Honneur.

    La fille d’Eugène de Rozière épousa en 1871 Raoul de la Motte-Ango, marquis de Flers. On peut rattacher à cette famille l’Amiral Auboyneau, chef des Forces Françaises Navales Libres qui fût compagnon de la libération.
    Le Général de Gaulle, assista à ses obsèques célébrées aux Invalides à Paris.

  • Général Bertrand-Louis Brun de VILLERET (1793 - 1845)

    Le Général Bertrand-Louis Brun de VILLERET naquit au Malzieu le 3 février 1773.

    A la Révolution, il est nommé professeur d’histoire à Mende (préfecture de la Lozère). Puis il se lance dans la carrière des armes et suit les cours de l’école d’artillerie de la Flèche et de Saint Cyr. Aide de camp du Maréchal Soult, il le suit à Marengo, Ulm, Austerlitz, Iéna, Eylau, Friedland. Le 21 décembre 1808, il est promu Général de brigade à 35 ans. Nommé maréchal de camp, il est fait prisonnier à la grande bataille de Leipzig et ne rentrera en France qu’à la Restauration en 1814.
    Revenu en Lozère, le Général quitte la vie militaire en 1815. Elu député en 1816, puis réélu trois fois encore, il est conseiller général du canton et conseiller municipal. Entre temps, le Général reçoit la cravate de la Légion d’honneur, et est fait « Baron » par Louis XVIII et devient « Pair de France » en 1835. Le baron Brun de Villeret meurt en 1845, à l’âge de 72 ans.

  • Guy de CHAULHAC (autour de 1300 - 1370)

    Fils d’agriculteurs, Guy est né à Chaulhac (canton du Malzieu, à 12Km du Malzieu) vers la fin du 13° siècle. L’histoire nous apprend qu’une jeune noble fait une chute de cheval à la chasse. Guy la soigne et la guérit. En reconnaissance, les parents de la jeune fille fourniront au pauvre campagnard le moyen de poursuivre ses études. Il quitte son pays pour aller étudier à Toulouse et à Montpellier ou il prendra son grade de Docteur.

    Puis ses études terminées, Guy exerce sa profession en Lozère et se fixe enfin dans la mouvance des Papes en Avignon. Il devient le médecin des Pontifes Clément VI et Innocent VI.
    Lors de la peste noire, en 1348, il n’abandonne pas les pestiférés. Il est atteint lui-même et se guérit en faisant suppurer un abcès à l’aîne.  La carrière de Guy de Chaulhac devient plus brillante lors de l’avènement du glorieux fils du Gévaudan, le Pape Urbain V. Il écrit son ouvrage la «  Chirurgia Magna », œuvre remarquable qui lui valu le titre de « Père de la chirurgie Française »

  • Général Louis d'Aurelle de PALADINES (1804 - 1877)

    La seigneurerie des terres de Palladines, près de Chaulhac passe en 1602 de la famille de Chirac à la famille d’Aurelle. Louis d’Aurelle de Palladines naquit au Malzieu le 9 janvier 1804.

    Entré à Saint Cyr à 18 ans, il prend part à la campagne d’Algérie où il se signale par sa valeur et son courage. Promu Général en 1851, il se fait remarquer à la bataille de l’Alma, d’Inkermann et de Sébastopol. Il sera ensuite nommé commandant en chef des armées de la Loire en 1870, le Général d’Aurelle de Paladines culbute à Coulmiers l’armée de Von der Than et obtient des succès partiels à Laon et Mézières. Elu député en 1871, il meurt à Versailles en 1877.